Action Casino (devenue Plesio) en 2026 : Cours, Histoire et Avis
L’action Casino — celle du groupe de distribution Casino Guichard-Perrachon, coté sur Euronext Paris sous le mnémonique CO — n’a plus grand-chose en commun avec la valeur phare du CAC 40 d’hier. Au 22 octobre 2026, le titre cote 0,18 euro, en repli de 55 % sur un an et de 99,99 % sur cinq ans. Et le 20 octobre 2026, le groupe a annoncé changer de nom : Casino devient Plesio.
Précision utile tant les recherches se mélangent : il s’agit bien ici de la société cotée en Bourse (distribution alimentaire — Monoprix, Franprix, Spar, Vival, Cdiscount), et non des sites de jeux d’argent en ligne qui occupent une partie des résultats de recherche « action casino ». Cette fiche retrace l’effondrement, explique la restructuration en cours avec les créanciers et dit honnêtement ce que vaut aujourd’hui ce titre à 18 centimes.
Cours de l’Action Casino (CO) en Direct
Le titre Casino (bientôt Plesio) cote sur Euronext Paris, ISIN FR001400OKR3 — l’identité boursière issue de la restructuration de 2024. La cotation actualisée est visible via le widget ci-dessous :
Au 22 octobre 2026, l’action Casino cote 0,18 euro (−1,04 % sur la séance). Les moyennes mobiles disent tout de la situation : MM20 à 0,1801 euro, MM50 à 0,1800, MM100 à 0,1899 — un cours figé autour de 18 centimes, avec des variations quotidiennes dérisoires en valeur absolue : un centime d’euro, ici, représente plus de 5 % de mouvement.
Les fenêtres longues racontent l’ampleur du désastre actionnarial : 1 mois +0,05 %, 3 mois +7,06 %, 6 mois +16,44 % — des rebonds techniques — mais −54,93 % sur un an, −99,84 % sur trois ans et −99,99 % sur cinq ans. Le plus haut de la décennie dépassait 5 700 euros par action (avant consolidation) : il faut lire ces chiffres comme la trace d’une dilution et d’une consolidation d’actions successives, pas seulement d’une baisse de cours.
Un mot sur la lecture d’une cotation inférieure à 1 euro, pour qui n’en a pas l’habitude : le « tick » — l’écart minimal entre deux cours — pèse proportionnellement lourd. À 18 centimes, chaque cran de cotation peut représenter plusieurs pour cent de variation ; la fourchette acheteur-vendeur, elle aussi, se transforme en pourcentage significatif. Ajoutez des volumes étroits et vous obtenez un titre où la volatilité affichée est structurellement trompeuse : elle mesure la mécanique du marché plus que la valeur de l’entreprise.
Si vous construisez un portefeuille de valeurs de la consommation, nos fiches sur Casey’s General Stores et le titre Cheesecake Factory complètent bien cette analyse.
Fiche de l’Action Casino / Plesio
| Société | Casino, Guichard-Perrachon S.A. (renommée Plesio — annonce du 20 oct. 2026) |
| Ticker / Mnémonique | CO (Euronext Paris) |
| ISIN | FR001400OKR3 |
| Secteur | Vente au détail de produits alimentaires et de première nécessité |
| Marques principales | Monoprix, Franprix, Naturalia, Spar, Vival, enseigne Casino, Cdiscount |
| Direction générale | Philippe Palazzi |
| Actionnaire de référence | Consortium mené par Daniel Kretinsky (post-restructuration 2024) |
| Consensus d’analystes | Indisponible — plus de couverture suivie |
Ce qui reste du groupe après les cessions
Le Casino d’aujourd’hui n’est plus l’empire des hypermarchés. Les grandes surfaces ont été cédées lors de la restructuration de 2023-2024 aux concurrents français, et le groupe s’est recentré sur la distribution de proximité et de convenance : Monoprix en urbain premium, Franprix en franchisé de ville, Naturalia en bio, le réseau Spar et Vival en franchises de proximité, plus Cdiscount à distance.
C’est un modèle plus léger en capital, adossé à des marques fortes — Monoprix reste une enseigne emblématique des centres-villes. L’économie du franchisé de proximité repose sur des murs et des stocks plus modestes, des formats de boutique adaptés au commerce urbain et une logistique mutualisée : moins spectaculaire que l’hypermarché, mais plus résilient face à l’e-commerce. Le 21 octobre 2026, Plesio négociait même le passage de neuf magasins (Rouen, Évreux, Amiens) sous enseigne Casino au premier trimestre 2027 : le nom historique survit comme marque commerciale, pendant que le nom coté change.
L’actualité sociale rappelle toutefois les fragilités d’un réseau de proximité : lors des émeutes urbaines d’octobre 2026, le directeur général Philippe Palazzi a promis le 19 octobre de mobiliser « tous les moyens » pour soutenir les franchisés touchés par les dégradations — le genre d’événement qu’un groupe financièrement étroit ne peut absorber qu’avec l’appui de son actionnaire de référence.
Pourquoi l’Action Casino s’est-T-Elle Effondrée ?
L’histoire est celle d’un endettement trop longtemps contenu. Fondée à Saint-Étienne à la fin du XIXe siècle par la famille Guichard, l’entreprise familiale devient au XXe siècle l’un des grands de la distribution française : enseignes Casino et Géant, partenariats internationaux — dont le groupe brésilien GPA — et une appartenance de longue durée au CAC 40, dont elle est sortie en 2019 après des années de soupçons comptables et de pression croissante des vendeurs à découvert.
La chute s’accélère quand la dette, refinancée à force de cessions d’actifs et de montages financiers, devient intenable dans un contexte de taux remontants. Les hypermarchés, format blessé par l’e-commerce et les hard-discounters, perdent de la valeur au moment même où le groupe devrait vendre pour survivre : c’est la spirale classique des restructurations de la distribution, où chacun sait que le vendeur est contraint — et price en conséquence.
La fin vient en 2023-2024 : au bord du défaut, le groupe est sauvé par un consortium mené par Daniel Kretinsky, qui prend le contrôle après une augmentation de capital massive. Les hypermarchés et supermarchés partent chez Auchan, Intermarché et Carrefour ; les actionnaires historiques sont dilués à l’extrême, le nombre d’actions est consolidé, et l’ancienne identité boursière disparaît au profit d’un nouvel ISIN. Un scénario de dilution totale que les détenteurs de l’action Orpea devenue emeis connaissent bien — avec une intensité encore plus grande ici.
Et le calvaire n’était pas fini : en 2025-2026, le groupe restructuré a dû rouvrir les négociations avec ses propres créanciers (prêteurs RCF et obligataires Quatrim), obtenant report après report de consentement. Le 16 octobre 2026, Daniel Kretinsky était annoncé proche d’un accord mettant fin à près d’un an de bras de fer — mais à ce stade, rien n’est finalisé.
Le calendrier des dernières semaines illustre ce statu quo négocié : accord de principe avec les obligataires Quatrim le 21 septembre 2026, poursuite des discussions annoncée le 24, nouvelle prolongation des consentements des prêteurs RCF et Quatrim obtenue le 30 septembre — les créanciers s’engageant à ne pas activer leurs droits le temps des discussions — puis, le 16 octobre, cet accord global qui se dessine selon la presse économique. Chaque étape fait tressaillir le cours ; aucune ne l’a encore sorti de ses 18 centimes.
Le Changement de Nom en Plesio : ce qu’il Signifie
Le 20 octobre 2026, le groupe a annoncé abandonner le nom « Casino » pour devenir Plesio. L’enseigne Casino reste une marque de magasins, au même titre que Monoprix ou Spar ; c’est la raison sociale cotée qui change. Pour l’investisseur, un rebranding post-restructuration remplit toujours la même fonction : tourner la page d’un passif financier et judiciaire — tout en compliquant le suivi pour les anciens actionnaires et les recherches d’information.
Concrètement, attendez-vous à voir la cotation migrer vers ce nouveau nom dans les outils de courtiers, le temps de la transition. Les documents financiers, les communications sur la restructuration et les futures publications se feront sous l’identité Plesio : c’est sous ce nom qu’il faudra désormais suivre la valeur.
Qui contrôle le groupe aujourd’hui ?
Le sauvetage de 2024 a mis la clé de la maison à un consortium d’investisseurs mené par Daniel Kretinsky — l’homme d’affaires tchèque déjà présent dans la distribution et les médias européens — aux côtés de fonds impliqués dans la recapitalisation. Les anciens actionnaires, familles fondatrices comprises, ont été réduits à une part symbolique du capital.
Cette structure a une conséquence directe sur la négociation en cours : quand le contrôle est déjà entre les mains d’un actionnaire fort et de ses créanciers, la négociation se joue entre eux — et la part des minoritaires se déduit du résultat, elle ne le pilote pas. L’actionnaire minoritaire de 2026 est un passager de la restructuration, pas un partie prenante qui compte.
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Sur cette valeur, les bases de données de consensus n’affichent plus rien : aucun objectif de cours, aucune estimation de bénéfice, aucune recommandation suivie. Les grands cabinets d’analyse ont quitté la valeur au fil de la restructuration — il ne reste, pour l’essentiel, que la communication directe du groupe et la presse économique pour suivre le dossier.
| ISIN | FR001400OKR3 |
| Place et ticker | Paris — CO.PA |
| Secteur | Consumer Defensive |
CO.PA · ParisYahoo Finance — données vérifiées le 22/10/2026 : cours et fondamentaux. Les données de marché sont indicatives et ne constituent pas un conseil en investissement.
Ce vide est en soi l’information principale : une valeur sans couverture d’analystes, sans estimations publiques, en pleine négociation avec ses créanciers, ne peut pas s’évaluer avec les outils habituels — PER, objectifs de consensus, prévisions de dividende. Il n’y a ni dividende (suspendu depuis la crise), ni bénéfice estimé, ni multiple de référence : uniquement un pari sur l’issue des négociations et sur la valeur de ce qui restera aux actionnaires après.
Suivre un tel dossier impose donc d’autres réflexes que pour une valeur couverte : lire les communiqués réglementés du groupe (Euronext), suivre la presse économique spécialisée — Les Échos et Reuters ont documenté chaque étape de la négociation —, et se méfier des forums et des « conseils » qui prospèrent sur les titres effondrés, exactement là où l’information vérifiable est la plus rare.
Analyse : Faut-il Acheter l’Action Casino à 0,18 € ?
Ce qui peut tenter les spéculateurs
- Un cours dérisoire : à 0,18 euro, la mécanique des pourcentages amplifie tout rebond — +16 % sur six mois — et le titre réagit à chaque rumeur d’accord avec les créanciers.
- Un accord qui se dessine : l’accord de principe avec les obligataires Quatrim (21 septembre) et la proximité d’un accord rapportée mi-octobre peuvent débloquer le dossier.
- Des marques réelles : Monoprix, Franprix ou Cdiscount génèrent des ventes réelles — ce n’est pas une coquille vide.
Ce que les faits imposent de garder en tête
- Un précédent déjà vécu : la restructuration de 2024 s’est conclue par une dilution quasi totale des actionnaires. Le scénario peut se répéter — c’est précisément ce qui se négocie.
- Aucune visibilité : ni consensus, ni estimations, ni dividende — l’achat ne peut s’appuyer sur aucune valorisation de référence.
- Un cours figé : moyennes mobiles collées autour de 0,18 euro et volumes faibles — la sortie d’une position significative peut coûter cher.
- Le risque de radiation : les valeurs en restructuration prolongée s’exposent à des décisions de place sur le maintien en cotation.
La synthèse est sans détour : l’action Casino de 2026 n’est pas une valeur de rendement ni même une value déprimée — c’est une quasi-option spéculative sur l’issue d’une négociation financière. La comparer à une valeur de consommation saine comme l’action Carrefour, analysée sur ce site, aide à mesurer l’écart : même secteur, mais plan de business lisible, cotation normale et actionnariat non dilué d’un côté ; pari binaire de l’autre.
Comment Acheter l’Action Casino (Plesio) si vous Assumez le Risque ?
Si vous débutez, commencez par le guide comment investir en bourse — ce titre n’est en aucun cas un point de départ. Pour un investisseur averti assumant une poche spéculative, le processus est simple :
- Ouvrir un compte chez un courtier régulé donnant accès à Euronext Paris — notre comparatif des sites de trading sérieux et fiables compare les frais et la qualité d’exécution.
- Vérifier la cotation du mnémonique CO (transition vers Plesio en cours) et la liquidité affichée avant tout ordre.
- Passer un ordre à cours limité — sur un titre aussi peu liquide, l’ordre au marché expose à des exécutions abusives.
- Limiter la position à une fraction mineure du portefeuille, que vous pouvez accepter de perdre entièrement.
- Suivre le dossier via les communiqués du groupe et la presse économique — pas via les forums.
Fiscalité
En compte-titres ordinaire, plus-values et moins-values relèvent du PFU de 30 % (avec option pour le barème, qui permet d’imputer les moins-values sur d’autres gains — un point qui compte dans un dossier si incertain). Le titre, société française cotée à Paris, demeure éligible au PEA : après cinq ans, les gains n’y supportent que les prélèvements sociaux de 17,2 %.
FAQ sur l’Action Casino / Plesio
Quel est le cours de l’action Casino aujourd’hui ?
Au 22 octobre 2026, l’action Casino (CO, Euronext Paris) cote 0,18 euro. Sur un an, le titre a perdu environ 55 % ; sur cinq ans, la chute dépasse 99,99 %, en intégrant les dilutions et la consolidation d’actions des restructurations successives.
Pourquoi l’action Casino est-elle si basse ?
Le groupe, sauvé in extremis en 2023-2024 par le consortium de Daniel Kretinsky, a dû céder ses hypermarchés et supermarchés, diluer massivement ses actionnaires et consolider son nombre d’actions. Une nouvelle négociation avec les créanciers (RCF, Quatrim) se poursuit en 2026, et le groupe a annoncé son changement de nom en Plesio le 20 octobre 2026.
Que reste-t-il du groupe Casino ?
Un réseau recentré sur la proximité et la convenance : Monoprix, Franprix, Naturalia, les franchises Spar et Vival, l’enseigne Casino pour certains magasins et Cdiscount. Le 21 octobre 2026, Plesio négociait le passage de neuf magasins (Rouen, Évreux, Amiens) sous enseigne Casino pour début 2027.
Casino ou Plesio : pourquoi ce changement de nom ?
Le 20 octobre 2026, le groupe a annoncé abandonner le nom coté « Casino » pour « Plesio ». Le nom Casino survit comme enseigne commerciale (magasins), mais l’identité juridique et boursière change — une étape classique après une restructuration, destinée à tourner la page du passif.
Faut-il acheter l’action Casino en 2026 ?
C’est un pari spéculatif, pas un investissement classique de rendement : plus de couverture d’analystes, plus d’estimations publiques, un dividende suspendu et des négociations en cours avec les créanciers dont l’issue peut rediluer les actionnaires. À réserver, au mieux, à une poche mineure assumée comme perdable.
« Action casino » : la Bourse ou le casino en ligne ?
Les deux se mélangent dans les recherches. Cette page traite de la valeur boursière Casino Guichard-Perrachon (bientôt Plesio), cotée à Euronext Paris. Les sites « Action Casino » qui apparaissent dans les résultats sont des casinos en ligne — des sociétés de jeux d’argent sans lien avec le distributeur français.
Ce que l’Affaire Casino Enseigne à Tout Investisseur
Au-delà du cas particulier, le dossier Casino est un manuel de finance actionnariale. Première leçon : la dette est une arme à double tranchant — elle amplifie la croissance tant que tout va bien, puis transfère la totalité de la valeur aux créanciers quand la spirale s’inverse. Deuxième leçon : la survie d’une entreprise et la survie de l’actionnaire sont deux sujets distincts — Monoprix vend, Casino vit, mais l’actionnaire de 2018 a été dilué à presque rien.
Troisième leçon, plus subtile : une marque forte ne protège pas l’actionnaire. Les enseignes Casino, Monoprix ou Franprix ont de la valeur pour les clients, les franchisés, les salariés — cette valeur-là a simplement changé de propriétaire au fil des restructurations. Quand vous achetez une action parce que « la marque existe », vérifiez toujours ce qu’il reste de cette marque dans l’action : c’est la distance entre l’enseigne qui brille en vitrine et le titre qui traîne à 18 centimes.
Quelle est la cotation exacte de cette action ?
Le titre cote sur Euronext Paris sous le code EPA : CO — le préfixe EPA désignant la place parisienne dans les terminaux financiers. Mnémonique : CO, ISIN FR001400OKR3 — la section « Cours » de cette fiche (Euronext Paris — attentat : depuis la restructuration et le changement de nom en Plesio, les coordonnées de cotation ont évolué ; cette fiche détaille la situation à jour) rassemble les coordonnées complètes et le suivi de la cotation en direct.
Conclusion : une Leçon d’Histoire Boursière Plus qu’un Investissement
L’action Casino de 2026 vaut d’abord comme le récit le plus complet de ce qu’une dette mal maîtrisée peut faire à un groupe coté : d’une des premières capitalisations de la distribution française à un titre de 18 centimes, renommé, sans analystes, entre les mains de créanciers en négociation. Les marques existent, les magasins vendent — mais presque tout ce qui soutenait la valeur actionnariale a déjà été redistribué.
Pour l’investisseur particulier, la décision est simple à formuler : sauf à vouloir spéculer une somme dont la perte totale serait indolore, il n’y a ici ni thèse défendable, ni revenu, ni visibilité. Ceux qui veulent une exposition au commerce alimentaire coté disposent d’alternatives lisibles ; ceux qui veulent des dossiers de retournement assumés trouveront des situations plus documentées, avec couverture d’analystes et comptes publiés. Le rendez-vous qui comptera pour Plesio — la finalisation de l’accord avec les créanciers — dira si ce vestige boursier mérite encore une place dans les écrans.
Cours et données au 22 octobre 2026 (Euronext, Boursorama). Les informations sur les négociations avec les créanciers évoluent rapidement et peuvent être périmées au moment de la lecture. Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement : le capital investi reste exposé à un risque de perte totale.