Gagner sur une position, c’est une chose ; savoir ce qu’il reste après le fisc en est une autre. Ce simulateur de plus-value boursière calcule l’impôt dû sur la vente de vos titres selon les deux régimes français en vigueur en 2026 — la flat tax (PFU de 31,4 %) et le barème progressif — et affiche côte à côte le net en main de chaque option. Indiquez le prix d’achat, le prix de vente, vos frais et la durée de détention.
Pour un trader actif comme pour un investisseur long terme, l’écart entre les deux régimes peut atteindre plusieurs centaines d’euros sur une seule opération. Le verdict chiffré du simulateur vous évite de découvrir l’option la plus avantageuse au moment de remplir la déclaration.
Flat tax (PFU 31,4 %)
Barème progressif
Barème et PFU en vigueur en 2026 : prélèvements sociaux à 18,6 % (LFSS 2026, art. 12) et PFU à 31,4 % — vérifié le 24/10/2026 sur service-public.fr. Les abattements pour durée de détention (50 % de 2 à 8 ans, 65 % au-delà de 8 ans) ne s'appliquent qu'aux titres acquis avant le 1er janvier 2018 ; les prélèvements sociaux restent dus sur la totalité de la plus-value. L'option pour le barème est globale et vaut pour tous vos revenus de capitaux mobiliers de l'année. Le PEA échappe à l'impôt sur les plus-values après 5 ans (hors prélèvements sociaux).
Le calcul de la plus-value imposable
Le fisc ne taxe pas le gain brut mais le gain net de frais : (prix de vente − frais de vente) − (prix d’achat + frais d’achat). Les commissions du broker augmentent le prix de revient, les frais de cession réduisent le produit de la vente.
Exemple : 5 000 € d’achats avec 0,5 % de frais (coût réel 5 025 €), revendus 6 500 € avec 0,5 % de frais (net 6 467,50 €) donnent une plus-value imposable de 1 442,50 €. Sur des allers-retours fréquents, ces frais pèsent deux fois : sur la performance et sur la base imposable. Les méthodes décrites dans la bourse pour les Nuls rappellent d’ailleurs qu’un plan de trading sérieux intègre les frais dès le calcul de position.
À l’inverse, une opération soldée par une perte n’est pas taxée : la moins-value s’impute sur les plus-values mobilières de l’année, puis se reporte pendant dix ans.
Flat tax 31,4 % : le régime par défaut en 2026
Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (article 12), les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 %. Le prélèvement forfaitaire unique atteint donc 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux. Il s’applique d’office aux cessions de 2026, quelle que soit votre tranche d’imposition.
Sur l’exemple ci-dessus, la flat tax prélève 452,95 € et laisse 989,55 € nets. Ce taux forfaitaire est souvent le bon choix pour un profil actif à TMI élevée, qui enchaîne les positions : pas de calcul au barème, pas de surprise.
Diversifiez votre patrimoineInvestissez dans l’artDes tableaux originaux, pièces uniques signées par l’artiste. Un actif tangible, loin des écrans et des cotations.Voir les tableaux →Le barème progressif : quand le prend-on ?
Renoncer à la flat tax fait entrer la plus-value dans le barème de l’impôt sur le revenu, auquel s’ajoutent toujours 18,6 % de prélèvements sociaux sur la totalité. Trois règles à connaître avant d’opter :
- L’option est globale : elle couvre tous vos revenus de capitaux mobiliers de l’année (trading, dividendes, intérêts), pas seulement cette opération.
- Elle est irrévocable pour l’année, même si elle s’avère défavorable — même si, pour les revenus de 2026 (déclarés en 2027), une renonciation dans le délai de réclamation devient possible.
- Elle ne sert qu’aux tranches basses : à la TMI de 0 % ou 11 %, l’IR au barème reste sous les 12,8 % de la flat tax ; à 30 % et au-delà, la flat tax reprend l’avantage.
Titres acquis avant 2018 : les abattements de durée
Seuls les titres achetés avant le 1er janvier 2018 ouvrent droit aux abattements d’impôt sur le revenu : 50 % entre 2 et 8 ans de détention, 65 % au-delà de 8 ans. Les prélèvements sociaux restent dus sur la totalité de la plus-value, sans abattement.
| Durée de détention | Abattement sur l’IR |
|---|---|
| Moins de 2 ans | Aucun |
| De 2 à 8 ans | 50 % |
| Plus de 8 ans | 65 % |
Une ligne d’actions anciennes héritée d’un PEA reconverti en compte-titres, des titres datant d’avant 2018 : cochez la case du simulateur et l’abattement est appliqué automatiquement. Pour les positions récentes, le débat ne se pose pas — et garder la fiscalité au chaud dans une enveloppe comme le PEA reste la stratégie la plus simple, comme le détaillent nos outils pour traders et indépendants.
Exemple comparé complet
Avec les valeurs par défaut du simulateur (5 000 € achetés, 6 500 € vendus, 3 ans de détention, TMI 30 %, titres récents) :
- Flat tax : 1 442,50 € × 31,4 % = 452,95 €, soit 989,55 € nets.
- Barème : 1 442,50 € × 30 % = 432,75 € d’IR + 268,31 € de sociaux = 701,06 €, soit 741,44 € nets.
- Verdict : la flat tax l’emporte de 248,11 €. Basculez la TMI à 11 % et le barème redevient gagnant — c’est exactement ce que permet le simulateur.
Questions fréquentes
Le simulateur tient-il compte des frais de courtage ?
Oui : les frais d’achat alourdissent le prix de revient et les frais de vente réduisent le produit net. Entrez-les en pourcentage du montant correspondant ; si vous les ignorez, laissez 0,5 % par défaut, proche des tarifs des brokers en ligne.
Où déclarer une plus-value sur titres détenus à l’étranger ?
Les plus-values de titres détenus chez un broker étranger se déclarent via le formulaire 2074, en plus de la case 8TT de la 2042. Le compte lui-même doit être déclaré à la rubrique 3916 bis. La flat tax s’applique de la même manière.
Le day trading change-t-il la fiscalité ?
Non pour un particulier : les plus-values de valeurs mobilières suivent le même régime (flat tax ou barème) quel que soit l’horizon de détention, du day trading à l’investissement de long terme.
Pertes et gains se compensent-ils ?
Oui, sur la même année et la même catégorie : les moins-values s’imputent sur les plus-values mobilières, et seul le solde positif supporte l’impôt. Le reliquat se reporte dix ans.
Règles fiscales en vigueur pour les revenus de 2026 — vérifié le 24/10/2026 sur service-public.fr (fiche F21618) et loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Avant une opération importante, confirmez votre situation auprès de l’administration fiscale ou d’un conseiller.