Fidelis CM avis 2026 : licence Vanuatu révoquée, CySEC clonée et alerte Banque de Russie

Fidelis CM (Fidelis Capital Markets) se présente comme un courtier forex et CFD « primé », offshore mais respectable. La réalité documentaire est nettement moins flatteuse : une licence Vanuatu révoquée, une prétendue licence CySEC identifiée comme un clone, une inscription à Saint-Vincent-et-les-Grenadines qui n’est qu’un certificat de société offshore, et une mise en garde de la Banque de Russie pour activité illégale. Cet article rassemble les faits vérifiables au 19 octobre 2026 et explique pourquoi Fidelis CM figure parmi les courtiers à éviter.

Données vérifiées le 19 octobre 2026 (WikiFX, WikiBit, Forex-Ratings, Bank of Russia warning list, site officiel fideliscm.com). Article d’information — aucune recommandation d’investissement. Le trading sur marge présente un risque de perte en capital, souvent totale chez un courtier non régulé.

Fidelis CM en un coup d’œil

  • Nom complet : Fidelis Capital Markets Limited.
  • Siège déclaré : Suite 305, Griffith Corporate Centre, Beachmont, Kingstown, Saint-Vincent-et-les-Grenadines (n° 24163 IBC 2017).
  • Entité « régulée » mise en avant : Fidelis Capital International Markets, licence Investment Dealer GB19024708 (FSC Maurice).
  • Licence Vanuatu (VFSC 14841) : révoquée (statut « Révoked », effet 24 janvier 2017).
  • Prétendue licence CySEC 208/13 : identifiée comme un clone suspect par WikiFX (l’entité réelle serait T Markets EU Limited).
  • Note WikiFX : 1,45 / 10 — « aucune licence forex valide », note pénalisée par de nombreuses plaintes.
  • Alertes régulateurs : Banque de Russie (liste des participants professionnels illégaux, inscrite le 14/09/2021 — signale les sites fideliscm.com et crm.fideliscm.com).
  • Conditions annoncées : dépôt min. 100 $ à 5 000 $, levier 1:200 à 1:400, spreads dès 0,0 pip, MT4 et MT5, comptes « Recrue/Pro », « Prime/ECN Pro », « Unique/VIP ».
  • Instruments : forex, métaux précieux, CFD, crypto-monnaies.
  • Non disponible pour les résidents des États-Unis et de la Colombie-Britannique.

Qu’est-ce que Fidelis CM ?

Fidelis Capital Markets se décrit comme un courtier en ligne offrant des services de trading forex et CFD à une clientèle internationale. Le site officiel, fideliscm.com, met en avant des distinctions (« award winning broker »), une équipe d’analystes et une politique de conformité AML stricte. Sur le papier, l’offre ressemble à celle de dizaines d’autres courtiers offshore : MT4 et MT5, plusieurs types de comptes, un service client téléphonique et un numéro basé à Singapour (+65 31635717).

Comme pour tout courtier, la première question à poser n’est pas celle des spreads, mais celle de la régulation réelle et vérifiable. C’est précisément là que le dossier Fidelis CM se fragilise, car les autorités invoquées par la société ne résistent pas à l’examen.

Le problème central : une régulation qui ne tient pas

Saint-Vincent-et-les-Grenadines n’est pas une licence

Le courtier indique être « enregistré » à Saint-Vincent-et-les-Grenadines sous le n° 24163 IBC 2017. Il s’agit d’un certificat de constitution d’une société offshore (IBC), pas d’une autorisation d’exercer le courtage financier. La FSA de Saint-Vincent ne régule pas les courtiers forex et ne surveille ni la ségrégation des fonds, ni l’exécution des ordres, ni la solvabilité de la société. Autrement dit, l’adresse au Griffith Corporate Centre — une adresse célèbre pour héberger des milliers de coquilles offshore — n’apporte aucune protection à l’épargnant.

La licence Vanuatu est révoquée

Fidelis Capital Markets Limited a détenu une licence de trading forex auprès de la Vanuatu Financial Services Commission (VFSC), sous le numéro 14841. Cette licence a été révoquée, avec une date d’effet au 24 janvier 2017. Une licence révoquée ne peut pas être invoquée : la société opère donc, depuis, sans le moindre agrément sur ce fondement.

La prétendue licence CySEC est un clone

Fidelis CM est associé à une licence chypriote CySEC portant le numéro 208/13. Or les vérifications menées par les observateurs du secteur (WikiFX, WikiBit) concluent que cette référence est un numéro cloné : l’entité réellement titulaire serait T Markets EU Limited, sans lien avec Fidelis. Le clonage de licence est un procédé classique chez les acteurs non autorisés : ils reprennent les coordonnées d’un courtier réellement agréé pour rassurer la clientèle. C’est précisément le type de signal que l’AMF reprend dans ses listes noires et ses mises en garde.

Une mise en garde officielle : la Banque de Russie

La Banque de Russie a inscrit Fidelis Capital Markets Limited sur sa liste des entités présentant les signes d’un participant professionnel illégal du marché des valeurs mobilières, à la date du 14 septembre 2021, en visant explicitement les sites crm.fideliscm.com et www.fideliscm.com. Une mise en garde publique d’un régulateur national n’est jamais anodine : elle signifie qu’une autorité a examiné la société et l’a jugée non conforme.

Conditions de trading affichées par Fidelis CM

Pour mémoire, voici ce que la société annonce. Ces éléments sont présentés à titre descriptif et ne constituent pas une validation.

  • Comptes : Recrue/Pro, Prime/ECN Pro, Unique/VIP, avec des dépôts minimum allant de 100 $ à 5 000 $ selon le niveau.
  • Levier maximum : 1:200 à 1:400 selon le compte.
  • Spreads : annoncés « à partir de 0,0 pip ».
  • Plateformes : MetaTrader 4 et MetaTrader 5.
  • Compte démo : disponible. Compte islamique (swap-free) : disponible.
  • Dépôts / retraits : virement bancaire, carte de crédit/débit, portefeuilles électroniques.
  • Instruments : forex, métaux précieux, CFD, crypto-monnaies.

Deux remarques s’imposent. D’abord, un levier de 1:200 à 1:400 dépasse largement le plafond de 1:30 imposé aux courtiers qui servent des particuliers dans l’Union européenne pour les paires de devises majeures. Un courtier qui affiche un tel levier ne cible donc pas la clientèle protégée par les régulateurs européens — un indice cohérent avec l’absence d’agrément dans l’UE. Ensuite, des spreads « dès 0,0 pip » sans modèle de commission clairement affiché doivent toujours être examinés de près : chez beaucoup d’acteurs offshore, le coût réel réapparaît ailleurs.

Ce type d’offre — levier élevé, dépôt d’entrée faible, absence d’agrément solide — est exactement ce que décrivent les régulateurs dans leurs campagnes de mise en garde contre les courtiers non autorisés. Pour replacer ces mécanismes dans un contexte plus large, notre dossier sur les arnaques au trading détaille les schémas récurrents.

Plaintes et expériences clients

La réputation en ligne de Fidelis CM est contrastée mais globalement négative sur les points qui comptent. WikiFX indique que sa note est « réduite à cause de trop de plaintes » et comptabilise plusieurs signalements récents. Les thèmes qui reviennent sont classiques pour un courtier offshore : difficultés de retrait, lenteurs de traitement, et opacité sur la propriété et la gouvernance.

On trouve aussi des avis positifs, notamment d’apporteurs d’affaires (« IB »), qui louent les spreads ou la réactivité du support. Il faut les lire avec prudence : chez les courtiers offshore, une partie des témoignages favorables provient de partenaires rémunérés par les volumes apportés, dont l’intérêt n’est pas neutre.

Le point le plus préoccupant reste structurel : l’absence d’agrément majeur signifie qu’un client en litige n’a aucun médiateur vers qui se tourner. Au sein de l’Union européenne, un courtier agréé est tenu de garantir des fonds ségrégués, une protection contre le solde négatif et l’accès à un mécanisme de compensation en cas de défaillance. Aucun de ces garde-fous n’est vérifiable ici.

Fidelis CM et le droit français

En France, la commercialisation de CFD et de forex auprès de particuliers par des acteurs non autorisés est strictement encadrée. Un courtier qui n’est pas agréé, ni dans l’UE, ni autorisé à exercer via le passeport européen, s’expose à figurer sur les listes noires de l’AMF, et la publicité électronique de ces produits est interdite. Concrètement, un épargnant français qui dépose des fonds chez Fidelis CM se situe hors de tout cadre protecteur.

La démarche de vérification minimale, avant tout dépôt, consiste à : (1) rechercher le courtier sur les listes noires de l’AMF ; (2) vérifier chaque numéro de licence invoqué directement auprès du régulateur cité (le régulateur a toujours un registre public) ; (3) se méfier de toute « licence » qui renvoie à une autre société que celle avec laquelle on traite — signe de clonage. Ces réflexes, détaillés dans notre comparatif des courtiers en bourse, écartent à eux seuls la grande majorité des pièges.

Alternatives et bonnes pratiques

Si l’objectif est de trader le forex ou les CFD, un courtier agréé dans l’UE offre un cadre incomparablement plus solide : fonds ségrégués, plafond de levier protecteur, protection du solde négatif, médiateur. Des courtiers de référence comme XTB, Pepperstone ou eToro disposent d’agréments européens et publient leurs conditions de façon vérifiable.

Pour qui débute, il est préférable de commencer par un compte démo chez un courtier régulé, de tester l’exécution notamment sur les sites de trading sérieux, puis de n’engager que des sommes que l’on peut perdre intégralement. Le levier doit être compris comme un amplificateur de risque, non de gains garantis : notre analyse du trading en CFD rappelle que la majorité des particuliers y perdent de l’argent.

Le clonage de licence, un procédé à connaître

Le cas de Fidelis CM illustre un procédé répandu chez les acteurs non autorisés : le clonage de licence. La méthode consiste à reproduire l’identité visuelle, le nom ou le numéro de licence d’un courtier réellement agréé, pour inspirer confiance. Un utilisateur qui lance une recherche sur le numéro « CySEC 208/13 » tombe sur une entité bien agréée, et peut croire que Fidelis CM est couvert. Or l’agrément appartient à une autre société, sans lien avec le courtier qu’il a en face de lui.

Pour déjouer ce piège, la vérification doit porter sur trois points, systématiquement croisés : le numéro de licence, le nom exact de l’entité agréée tel qu’il figure au registre du régulateur, et le site officiel associé à cette entité. Si le nom enregistré au registre n’est pas celui du site sur lequel vous déposez, il y a clonage — et le premier réflexe est de ne rien verser.

De la même façon, un régulateur comme la FSC de Maurice ou la FSA de Saint-Vincent ne délivre pas le même niveau de protection qu’une autorité européenne : leurs registres peuvent attester de l’existence d’une entité, sans garantir la ségrégation des fonds ni la solvabilité. « Enregistré » n’est jamais synonyme de « régulé » au sens où l’entend un épargnant. C’est ce que rappelle notre dossier sur les sites de trading : la solidité d’un courtier se mesure à l’autorité qui le surveille, pas au nombre de logos affichés sur sa page d’accueil.

Notre verdict sur Fidelis CM en 2026

Fidelis CM cumule les signaux qui, dans le secteur, sont rédhibitoires : licence Vanuatu révoquée, prétendue licence CySEC clonée, enregistrement offshore sans supervision, mise en garde de la Banque de Russie et notes très basses assorties de nombreuses plaintes. Aucune de ces données n’est un simple détail administratif : chacune réduit la capacité d’un client à récupérer son argent en cas de litige.

Notre conclusion est sans ambiguïté : Fidelis CM ne présente pas les garanties minimales requises pour confier des fonds. Un épargnant qui cherche un courtier forex ou CFD devrait privilégier sans hésitation un établissement agréé dans l’Union européenne, doté de fonds ségrégués et d’un médiateur, plutôt que de prendre le risque, souvent définitif, d’un courtier offshore dont les licences invoquées ne résistent pas à la vérification.

FAQ : Fidelis CM

Fidelis CM est-il régulé ?

Non, aucune licence forex valide n’a été identifiée. La licence Vanuatu (VFSC 14841) est révoquée depuis janvier 2017, la prétendue licence CySEC 208/13 est considérée comme un clone, et l’enregistrement à Saint-Vincent-et-les-Grenadines n’est qu’un certificat de société offshore, sans supervision financière.

Fidelis CM est-il sur une liste noire ?

La Banque de Russie a inscrit Fidelis Capital Markets Limited sur sa liste des entités présentant les signes d’un participant professionnel illégal du marché des valeurs mobilières, en visant les sites fideliscm.com et crm.fideliscm.com. Les sites de surveillance du secteur affichent par ailleurs des notes très faibles (1,45/10 pour WikiFX).

Peut-on retirer son argent de Fidelis CM ?

Des difficultés et des lenteurs de retrait reviennent dans les plaintes des utilisateurs. En l’absence d’agrément solide et sans médiateur compétent, aucun recours institutionnel fiable ne vient sécuriser ces demandes en cas de litige.

Quel levier propose Fidelis CM ?

La société annonce un levier de 1:200 à 1:400 selon le type de compte. C’est très supérieur au plafond de 1:30 appliqué aux particuliers dans l’Union européenne, ce qui va de pair avec une absence d’agrément UE.

Quelle alternative à Fidelis CM ?

Un courtier agréé dans l’Union européenne, avec fonds ségrégués, protection contre le solde négatif et médiateur, comme XTB, Pepperstone ou eToro. Vérifiez toujours les licences directement auprès du régulateur cité avant tout dépôt.